Après 5 ans d’absence, le trio venu de l’Ohio revient sur le devant de la scène avec un nouvel album “****” présent sur le label Third Man Records de notre cher ami Jack.

Fidèle à ses amis, rappelons que l’on retrouve dans ce groupe Patrick Keeler (batteur des Raconteurs, ayant participé à l’album de Loretta Lynn, Van Lear Rose, produit par le même Jack White, dans la formation des Dowhater dans laquelle Jack joue de la guitare – vous suivez ?) et le capillairement parfait Petit Jack Lawrence (bassiste des Raconteurs, des Dead Weather et qui a lui aussi participé à l’album Van Lear Rose dans les Dowhater – ça devient compliqué).

Le troisième membre est le sympathico-dépressif Craig Fox qui a un side-project plutôt intimiste (pour ne pas dire inconnu) et… c’est tout.

Jack White (encore lui) avait invité Les Greenhornes en première partie de la tournée des White Stripes en 2005. A l’époque, j’avais été frappée par le batteur puis le bassiste en oubliant toujours notre pauvre Craig. Ravie de voir que ces deux musiciens prenaient de l’ampleur et me demandant comment allait Craig, la curiosité l’a emportée et l’adage “Si TMR ne vient pas à toi, tu iras à TMR” a encore été de mise puisque je me suis rendue au concert des Greenhornes à Londres le 19/11/10.

Très impatiente de les revoir, j’ai eu l’heureuse surprise de découvrir que Patrick allait jouer avec la batterie de Raconteurs de 2008 (groupe qui, je le rappelle, n’est jamais passé en salle en France – une HONTE, Jack, uneuh HONTEUH). En mode artisanal, Patrick a passé toute la première partie a démonter le truc chose de devant la batterie avec le logo des Racs dessus pour mettre son sien des Greenhornes avec la tête de panthère. Cette petite séance de bricolage terminée, le groupe arrive sur scène. Et après 5 ans, le constat est le même : c’était ‘achement bien mais il manque un truc.

Pour résumer, je suis assez mitigée sur la puissance de ce groupe en live… En fait, si, ils ont de la puissance et du style mais malheureusement, le manque de charisme de Craig (ou d’investissement ou le trop plein de timidité, je ne me suis pas encore décidée) a tendance à ne pas rendre justice aux 2 autres (voire 3, si l’on compte Mark Watrous au clavier, le mec qui a remplacé Dean Fertita au clavier des Raconteurs quand celui-ci est parti avec les Queens Of The Stone Age – essayez de dire ça sans respirer et je vais vraiment me mettre à créer un arbre musicologique whitien, c’est plus possible). C’est bien dommage vu que les compos sont de très bonnes qualités et que, ô joie, ils nous ont gratifiés des morceaux There Is An End et Shelter Of Your Arms qui sont, selon moi, de vraies pépites. Oh et, d’accord, on va encore dire que je ne suis pas objective mais la chanson du nouvel album Go Tell Henry interprétée par Petit Jackocheveuxparfaits est à son image : trop chou.

Finalement, malgré l’absence de Craig Fox, j’ai été plutôt ravie de les revoir sur scène. Les Greenhornes sont un groupe de qualité mais qui a besoin de travailler un chouille son jeu de scène. Craig, je crois en toi.

Je vous laisse profiter, maintenant, des (très) jolies photos d’Emeline (oui, j’emmène des photographes avec moi, c’est plus smart). D’autres photos prises par mes soins sont dispo sur notre Flickr