Daru Jones répond à Whitestripes.fr

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Daru Jones est l’un des batteurs les plus respectés de sa génération. Il vit actuellement a Brooklyn, New York et est aussi un producteur qui developpe des talents et sort des disques au travers de son label, Rusic Records.

Né dans le Michigan de deux musiciens gospel. Il a commencé la batterie à l’âge de 4 ans à l’église et a été influencé par de grands batteurs comme Dana Davis, Steve Gadd, Vinnie Colaiuta, Steward Copland, pour ne citer que quelques batteurs. Ces influences se retrouve à travers toute sa carrière. Il a notamment tourné et enregistré pour une variété impréssionnante de styles et de genres, des artistes de hip-hop et de soul. Nous trouvons dans ses collaborations entre autres grands noms : Jack White, Talib Kweli et Black Milk. Le travail de Daru Jones va meme plus loin que le role de musicien.

Il est également un membre actif de The Ruff Pack, un trio de hip-hop / jazz soul. Ils viennent de sortir leur nouvel album: “WITH YOU” (2012), après une première mouture “INTRODUCING THE RUFF PACK (2010)” acclamée par la critique en 2010. Le trio, composé de Mattias Loscher à la guitare, Stephen Kondert à la basse et Daru Jones à la batterie, est venu soutenir son dernier album avec une série de concerts européens, trois d’entre eux à Paris. Nous avons rencontré l’homme lui-même fin Janvier, juste avant le superbe concert et nous avons abordé sa carrière et ses projets.

– Parlez-nous un peu plus du logo de votre batterie…

Le logo est mon visage, avec une barbe (mais je ne l’ai plus!) placé au centre d’un disque vinyle. Il n’y a pas de sens derrière, sauf  mon esprit et mon âme. Un détail esthétique que Jack était heureux de me laisser avoir et que j’ai eu depuis 4 ans maintenant.

 – Comment The Ruff Pack s’est formé?

Je me suis introduit dans The Ruff Pack suite à un événement tenu en hommage au producteur  de hip-hop  Pete Rock. Stephen et Mattias m’ont vu jouer de la batterie avec une reprise des pistes de Pete Rock et se sont approchés de moi après le concert pour me présenter leur projet “The Ruff Pack”. Je suis ensuite allé faire mes propres recherches sur le groupe et j’ai découvert qu’ils étaient au sommet de leur art. Il fallait que je leur dise oui. Ces gars-là sont incroyable et c’est comme ça que The Ruff Pack s’est formé. On a d’abord joué en live en 2009 pour le Festival de jazz autrichien après une seule répétition ! On a sympathisé, on s’est tout de suite très bien entendu, l’énergie était très positive et ça se voit lors des concerts. Enfin je pense…

– Qu’est-ce qui vous amène si souvent à Paris, en France?

Paris semble avoir un amour et une appréciation pour le jazz, le hip-hop et la soul music – le style des années 90 de la musique soul qui me tient particulièrement à coeur. En comparaison, aux États-Unis, ils sont plus dans l’underground jazz / mainstream hip-hop. C’est pourquoi je suis si souvent ici. La foule est à fond dans la musique. Mon souvenir le plus cher était à une conférence de percussion en Normandie en 2001 où j’ai joué dans une vieille église avec un ensemble de percussions appelé Steel Heads (Michigan), où certains des bombardements durant dans la Seconde Guerre mondiale ont eu lieu. C’était assez spécial et chargé d’émotions.

– Comment retravaillez-vous le jeu de Meg White à la batterie autour de votre style si particulier?

Lorsque j’ai été embauché pour travailler avec Jack White, les musiciens ont eu pour instructions de travailler le catalogue entier de Jack White, y compris The White Stripes, The Raconteurs, The Dead Weather, tous les projets quoi. Jack White m’a donné (et aux autres musiciens) la liberté d’ajouter mon propre style. Cependant pour des hits comme Seven Nation Army on a souhaité conserver les morceaux de la façon dont ils ont été créés pour donner au public ce qu’il veut entendre. Donc je me suis contenté de coller au format de Meg, mais je ne suis pas timide, donc il m’arrive d’y ajouter quelques éléments à ma sauce de temps en temps pour donner un peu plus de mon identité à la reprise. J’ai été embauché pour cette raison, Jack White aimait mon style – après avoir assisté à un solo de batterie sur “Losing Out” avec Black Milk au Third Man Records – il m’a directement fait confiance pour apporter ma propre version aux morceaux. Mais comme je l’ai dit, pour les pistes classiques comme Seven Nation Army, je veux jouer la sécurité, ils sont si “parfaits” vous ne pouvez pas vraiment partir en live dans la direction que vous avez en tête. Cela dit, il y a une partie des arrangements que nous avons totalement retravaillé, et ça marche, le public nous suit.

 – Qu’est-ce qui vous motive à tout donner lors d’un concert? 

Je me nourris de l’énergie du public qui est venu nous voir, ils donnent un certain type d’énergie lorsque vous jouez… je ferme les yeux et je pars dans mon trip. Peu importe la taille de la salle ou combien de personnes il y a devant.  Je peux me nourrir de deux personnes, je verrouille mon regard sur une ou deux personnes. Ma démarche consiste à jouer à partir de ce que je ressens, mon cœur et mon âme. Si je frappe cette cymbale, je veux que le public le sente, si je frappe la grosse caisse, je donne tout ce que j’ai pour que les gens puissent le sentir au plus profond.


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Propos recueillis par Sodwee & Sabby.

English Version :

Whitestripes.fr meets Daru Jones in Paris.

Daru Jones is one of the most respected drummers of his generation. He currently resides in Brooklyn, New York also a sought after producer who develops talent and releases music through his imprint, Rusic Records.

Born in Michigan to two gospel musicians, he began playing the drums at the young age of four. Though he got his start in the church, Joneshas been influenced by great drummers from a wide range of genres, including: Dana Davis, Steve Gadd, Vinnie Colaiuta, and Stewart Copeland. These eclectic musical styles have carried over into his own career as he has recorded and toured with renowned artists such as Jack White, Talib Kweli, and Black Milk, to name a few. Jones’ work as a drummer goes beyond the role of sideman as he also records and tours throughout Europe and North America as member of the hip hop/jazz trio, The Ruff Pack. The band just released a new album, WITH YOU (2012) as a follow-up to their critically acclaimed debut, INTRODUCING THE RUFF PACK (2010). The trio-which is made up of Mattias Loscher (guitar), Stephen Kondert (bass) and Jones-have been supporting their latest release with a string of European dates; three of them in Paris. We caught up with the man himself at Ben’s Cafe at the end of January just before one of these shows to talk about his career and latest projects.

– Tell us a little more about your drum logo:

The logo is basically my face with a beard (which I no longer have!) imprinted on the center of a vinyl record. There is no real meaning behind it except that it represents the spirit and soul of Daru Jones. It is just a little extra feature that I’ve been using on my drum kits the pass 4 years that Jack White was kind enough to let me rock during our performances.

– How did The Ruff Pack come together?

I first met The Ruff Pack guys at a tribute event for hip-hop producer Pete Rock. Stephen and Mattias saw my performance and approached me after the concert about the possibility of working with their band. I went home and did a little research and found out that they were the real deal. I got back in touch with them and that was it: The Ruff Pack came together. We played our first live gig in 2009 for the Austrian Jazz Festival after just one rehearsal. The energy was really positive and we just clicked…I think that is apparent in our live concerts even today.

– What brings you so often in Paris / France?

Paris seems to have a real love and appreciation for Jazz, hip-hop, and soul music; especially the 90s style of soulful music which I like myself. In comparison to the United States where it’s often about the mainstream, the scene here is more open and receptive to underground jazz/hip-hop. That’s why I’m here so often. The crowd is just into the music.

My fondest memory of performing in France was in Normandy back in 2001 with a percussion ensemble andsteelband. We played in an old church where some of the bombing occurred during World War II. Amazing!

– How do you rework Meg White’s drumming around your particular style?

When I was hired to work with Jack White, I was tasked with learning his entire catalogue, including his work with The White Stripes, The Raconteurs, The Dead Weather, and others. Thankfully, Jack gave me (and the other musicians) the freedom to add my own style to the mix. However, with hits like SEVEN NATION ARMY, I try to keep it as close to the original as possible so that we can give the audience what they want to hear. I stick to Meg’s drumming format, but I don’t shy away from giving it my own twist and flavor. I was hired for a reason. Jack liked my style so much-after witnessing my drum solo on “Losing Out” with Black Milk live at his Third Man Records headquarters. So I think he trusts me with adding my own “hue to the picture”. But as I said, for the classics and more popular cuts, I want to stay as true to what they originally created as I can. For other tunes, we completely change the arrangements at times and that works too.

– What motivates you to give it your all during a live show?

I feed off the energy of the audience. They give a certain type of energy and I just close my eyes and zone out. It doesn’t matter how big the venue is or how many people I’m playing in front of. I can feed off of two people and locks eyes with them. My approach is to play from my heart and soul. If I hit that snare, I want people to feel it. When I hit that cymbal, I give it all I have so that the people can really feel it.

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